samedi 27 septembre 2008

Efficacité ... Pourvu que ça dure! mais quelques difficultés persistent

Je m'étais trompée: les BEP1 saturent au bout d'une heure et demie de cours. Le cours de mardi soir s'est terminé en jus de boudin.. fâcherie, sermon, et puis, zut, un D.S. de 10 minutes pour rédiger la synthèse sur les 30 glorieuses. Evidemment les critiques ne se sont pas fait attendre. Certains garçons décrochent très vite mais ne se contentent pas de ça. Ils font carrément comme si je n'étais pas là, "tapent la discute", se moquent des uns et des autres, bref, ça devient pénible. Donc contrôle de fin d'heure, le truc que je déteste par dessus-tout. Bon, ça c'est fait. les notes vont de 00 (Mickaël, toujours dans sa provoc', a rendu feuille blanche) à 16 (Benjamin avait anticipé en rédigeant la synthèse chez lui).
C'est sûr que ces 3 heures de cours dans la journée avec la même prof doivent leur paraître un peu longues. De toute évidence il faudra qu'on trouve rapidement un modus vivendi. Le problème, dans ce boulot, est que l'on définit souvent une ambiance de classe à cause de 3 ou 4 électrons libres sans tenir compte des autres qui essayent de s'accrocher, de bosser, de participer et qui, eux-mêmes, s'opposeraient à ce groupe d'électrons libres. Cela pour dire que cette classe serait globalement intéressante, justement à cause de sa diversité, si ces garçons n'étaient pas là. Malheureusement, ça fait partie du jeu.
Incident chez les 1B.. La séquence sur l'autobiographie nous fait aborder quelques notions de psychanalyse à travers 2 extraits de Françoise Dolto et Bruno Bettelheim, toujours sur fond d'argumentation. Une élève, M., s'est subitement emportée sans que je voie venir l'incident. Au moment où je j'ai interrogée, l'invitant à argumenter sur l'importance des traumatismes de la petite enfance pour la construction de l'identité, elle m'a répondu tout de go qu'elle s'en foutait et qu'elle se barrait de mon cours, que je n'avais qu'à la noter exclue. Niet, c'est pas comme ça que ça marche... Bref, j'ai eu beau dire et beau faire, j'ai juste réussi à téléphoner à la vie scolaire et à la faire accompagner par un élève.. Ce qui s'est passé dans sa tête est complexe. Ou malheureusement, pas tant que ça. Elle vit un moment très difficile dans sa famille, et souffre d'un manque d'amour.. Forcément, elle n'avait pas envie d'entendre certaines analyses qui la touchaient de très près. Les textes ont été un déclencheur de quelque chose et elle a démarré au quart de tour. Rien compris, je n'ai rien compris. Ses souffrances m'ont été rapportées après coup. Nous sommes confrontés à de nouveaux comportements d'élèves auxquels nous ne sommes pas préparés.
Bon, l'efficacité de la semaine est que j'ai décroché des rendez-vous pour des vistes d'entreprises avec mes 3 DP6. La maison de retraite la semaine prochaine et la semaine suivante, Carrefour, les 2 semaines après les vacances, la maison des Allobroges le 24/10. Et puis, j'ai dégoté 4 stages pour 4 élèves.. Super! ça y est je sors de la sphère de la rentrée et de toutes ses découvertes pour rentrer dans la sphère de l'action et de l'efficacité.
Certains moments sont difficiles mais globalement, c'est un beau métier que celui-ci.

Aucun commentaire: