Plus d'un mois sans écrire .... Rassurez-vous, vous mes lecteurs fidèles (je sais que vous n'êtes pas très nombreux), si je n'écris plus, c'est que tout va bien. Eh oui, la rentrée, vous l'avez compris, est un moment difficile qu'il est intéressant d'analyser par quelques réflexions manuscrites. Seul le fait de consigner ses peines, ses difficultés ou ses petits moments de bonheur permet de les comprendre, les résoudre ou les apprécier. Sinon, c'est du simple quotidien et, qu'on le veuille ou non, être enseignant sort du quotidien car chaque jour est une découverte.
Bref, je n'ai pas vraiment arrêté d'écrire mais m'intéresse désormais à la participation de mes petits 3DP6 au Prix littéraire mis en place pour la 1ère fois par la Région Rhône-Alpes.
Je vous invite donc à consulter le blog : http://prixlitterairerhonealpes.blogspot.com/
A bientôt
mercredi 26 novembre 2008
lundi 20 octobre 2008
Choses vues ...
1er devoir de français pour les 3DP6. Après avoir lu un texte, les élèves devaient répondre à quelques questions. La 2ème était: "Dans la phrase:"il avait descendu les quatre étages" pourquoi quatre est-il au singulier?
Eh bien voilà quelques perles:
- Car il y avait plusieurs étages et non pas quatres.
- Parce qu'il avait déjà descendu les quatre étages, donc on met pas de s.
- Ca veut dire qu'il habite au quatrième.
- C'est un complément.
- Parce qu'en vrai, il n'y en a pas quatre.
- Car il y a plusieurs étages dans son immeuble, alors il descend les escaliers.
- Parce qu'il ne se conjugue pas.
- Parce qu'il ne peut y avoir deux fois quatre étages.
- Parce qu'on parles d'étages.
- Car c'est lui qui descend les quatre étages. Il est tout seul.
- Car on dit un étage.
La meilleure: - Quatre étages n'est pas au pluriel car c'est à 8h10 qu'il a descendu les escaliers.
- Parce qu'il doit descendre pour aller au travail.
- Car il n'y a qu'une personne qui descend les escaliers.
De quoi méditer, non?
Eh bien voilà quelques perles:
- Car il y avait plusieurs étages et non pas quatres.
- Parce qu'il avait déjà descendu les quatre étages, donc on met pas de s.
- Ca veut dire qu'il habite au quatrième.
- C'est un complément.
- Parce qu'en vrai, il n'y en a pas quatre.
- Car il y a plusieurs étages dans son immeuble, alors il descend les escaliers.
- Parce qu'il ne se conjugue pas.
- Parce qu'il ne peut y avoir deux fois quatre étages.
- Parce qu'on parles d'étages.
- Car c'est lui qui descend les quatre étages. Il est tout seul.
- Car on dit un étage.
La meilleure: - Quatre étages n'est pas au pluriel car c'est à 8h10 qu'il a descendu les escaliers.
- Parce qu'il doit descendre pour aller au travail.
- Car il n'y a qu'une personne qui descend les escaliers.
De quoi méditer, non?
vendredi 10 octobre 2008
Trop longtemps ... mais du mieux!
Ouh la la, cela fait bien longtemps que je n'ai pas pris le temps d'écrire. Finalement, c'est bien comme ça car tout bouge, tout s'améliore et le temps devient plus agréable.
Les BEP1 ne m'ont même pas donné l'occasion de les faire travailler en demi-groupe, ils semblent avoir eu le déclic. Ouf! du coup, les séances deviennent à peu près agréables et tous les élèves semblent se respecter. Ironie du sort! en PPCP (projet pluridisciplinaire à caractère professionnel, pour les non initiés), ils veulent préparer un voyage et me demandent de les accompagner parce que "vous êtes cool"! Incompréhensible!!!!! Bon, on passe à autre chose, on est sur le chemin de l'apprentissage.
Les 1ères A et B manifestent un réel engouement pour la littérature et toutes les formes d'expression artistique et posent des tonnes de questions. C'est super, fatiguant mais super encourageant. Le DS (devoir surveillé, toujours pour les non initiés) n'a pas été très bon mais la correction a, je pense, répondu à leurs nombreuses questions. La note est un tremplin pour aller plus loin, me plais-je à leur répéter. Ils me répondent systématiquement: "vous expliquerez ça à nos parents". Mais, oui, je leur expliquerai que la note n'est pas une fin en soi ; en revanche, ce qui compte, c'est de comprendre pourquoi on a eu telle ou telle note.
3DP6: les BD suscitent l'engouement de quelques élèves, provoquent l'envie de lire d'autres BD et même des romans. "Madame, je peux emprunter un roman pour les vacances?", m'a demandé Mirssada, ce matin. Bien sûr, avec plaisir.
Julie a apprécié "Couleur de peau: Miel" qu'elle a dévoré chez elle alors que lire n'est pas sa tasse de thé. Même Alexandre qui m'a répété toute la semaine que cet album était trop gros et que ça le saoûlait de le lire, est parvenu, ce matin, à en lire les 3/4. Du coup, je leur concocte une sortie dans un salonde la BD et du dessin de presse de Rive de Gier assortie d'une rencontre avec un auteur de BD qui les recevra spécialement. J'ai négocié pendant 2 jours avec le président de l'association BD'ART pour que cette animation ne nous coûte rien. On a "topé" pour un coût de 5€ par élève que j'essaierai de faire supporter à la MDL (Maison des Lycéens, le foyer, en quelque sorte!). Merci Christelle, d'accepter cette prise en charge!
Depuis ce matin, j'ai décidé de leur lire en début de chaque cours, un ou 2 chapitres d'un petit ouvrage intitulé "écoliers des années 50". Je m'étais auparavant enquis de la date de naissance des parents pour voir si certaines informations pouvaient donner prétexte à des questions en famille. Pile, dans le mille; les dates de naissance des parents s'étalent de 1955 à 1975. 2 chapitres ce matin, et, devant moi, des écoliers, bouche bée et oreilles grandes ouvertes. Rentrée le 1er octobre, les brodequins, l'encre violette, et les pots de colle à l'odeur d'amande amère.. Que de souvenirs pour nous et que d'interrogations et de mystères pour eux!
Ce matin, après tout ça, visite de la maison de retraite. C'est la 1ère visite dans le cadre de la découverte professionnelle. L'infirmière cadre qui nous a reçus est un modèle de patience, de douceur et de pédagogie. La maison de retraite est un havre de paix et de douceur également. Je pense que les élèves étaient contents de cette visite. Guillaume a pensé qu'il pourrait peut-être travailler dans les cuisines d'une maison de retraite.
Une semaine agréable (je n'évoque pas les désirs de fugue de certains élèves -majeurs heureusement, et autres menaces de certains sur d'autres, les visites de parents et les pétages de plomb de quelques élèves...on oublie tout ça).
Une autre semaine commencera avec son lot de satisfactions passé.
Les BEP1 ne m'ont même pas donné l'occasion de les faire travailler en demi-groupe, ils semblent avoir eu le déclic. Ouf! du coup, les séances deviennent à peu près agréables et tous les élèves semblent se respecter. Ironie du sort! en PPCP (projet pluridisciplinaire à caractère professionnel, pour les non initiés), ils veulent préparer un voyage et me demandent de les accompagner parce que "vous êtes cool"! Incompréhensible!!!!! Bon, on passe à autre chose, on est sur le chemin de l'apprentissage.
Les 1ères A et B manifestent un réel engouement pour la littérature et toutes les formes d'expression artistique et posent des tonnes de questions. C'est super, fatiguant mais super encourageant. Le DS (devoir surveillé, toujours pour les non initiés) n'a pas été très bon mais la correction a, je pense, répondu à leurs nombreuses questions. La note est un tremplin pour aller plus loin, me plais-je à leur répéter. Ils me répondent systématiquement: "vous expliquerez ça à nos parents". Mais, oui, je leur expliquerai que la note n'est pas une fin en soi ; en revanche, ce qui compte, c'est de comprendre pourquoi on a eu telle ou telle note.
3DP6: les BD suscitent l'engouement de quelques élèves, provoquent l'envie de lire d'autres BD et même des romans. "Madame, je peux emprunter un roman pour les vacances?", m'a demandé Mirssada, ce matin. Bien sûr, avec plaisir.
Julie a apprécié "Couleur de peau: Miel" qu'elle a dévoré chez elle alors que lire n'est pas sa tasse de thé. Même Alexandre qui m'a répété toute la semaine que cet album était trop gros et que ça le saoûlait de le lire, est parvenu, ce matin, à en lire les 3/4. Du coup, je leur concocte une sortie dans un salonde la BD et du dessin de presse de Rive de Gier assortie d'une rencontre avec un auteur de BD qui les recevra spécialement. J'ai négocié pendant 2 jours avec le président de l'association BD'ART pour que cette animation ne nous coûte rien. On a "topé" pour un coût de 5€ par élève que j'essaierai de faire supporter à la MDL (Maison des Lycéens, le foyer, en quelque sorte!). Merci Christelle, d'accepter cette prise en charge!
Depuis ce matin, j'ai décidé de leur lire en début de chaque cours, un ou 2 chapitres d'un petit ouvrage intitulé "écoliers des années 50". Je m'étais auparavant enquis de la date de naissance des parents pour voir si certaines informations pouvaient donner prétexte à des questions en famille. Pile, dans le mille; les dates de naissance des parents s'étalent de 1955 à 1975. 2 chapitres ce matin, et, devant moi, des écoliers, bouche bée et oreilles grandes ouvertes. Rentrée le 1er octobre, les brodequins, l'encre violette, et les pots de colle à l'odeur d'amande amère.. Que de souvenirs pour nous et que d'interrogations et de mystères pour eux!
Ce matin, après tout ça, visite de la maison de retraite. C'est la 1ère visite dans le cadre de la découverte professionnelle. L'infirmière cadre qui nous a reçus est un modèle de patience, de douceur et de pédagogie. La maison de retraite est un havre de paix et de douceur également. Je pense que les élèves étaient contents de cette visite. Guillaume a pensé qu'il pourrait peut-être travailler dans les cuisines d'une maison de retraite.
Une semaine agréable (je n'évoque pas les désirs de fugue de certains élèves -majeurs heureusement, et autres menaces de certains sur d'autres, les visites de parents et les pétages de plomb de quelques élèves...on oublie tout ça).
Une autre semaine commencera avec son lot de satisfactions passé.
mercredi 1 octobre 2008
Sacré mardi!!
Eh ben non, toujours pas de modus vivendi avec les BEP1.. Le rapport de force s'installe entre 4 ou 5 garçons, 2 filles et moi ... et les autres élèves qui commencent sérieusement à saturer. Heure de vie de classe, la veille: Kevin estime qu'il est agité car il veut qu'on s'occupe de lui. Il faut que je lui dise que la méthode n'est pas la bonne. Mickaël et Jason ont des attitudes de gamins qui ne sont visiblement pas là pour bosser, Fidji s'émerveille des bêtises de Mickaël, bref, on n'avance pas. Sandrine me propose de les prendre en groupe pendant quelques séances pour pouvoir sortir de la crise. Bonne idée. Je commence la semaine prochaine.
Super moment avec les 3DP6: en préambule de la séquence sur le théâtre de l'engagement, je leur ai proposé de jouer des saynètes de 5 minutes préparées lors de la précédente séance. Ils se sont éclatés à le faire et j'ai vraiment rigolé lors du jeu théâtral. Ils sont très bons. Je leur ai donc proposé de créer une pièce d'environ 40 minutes sur un thème de leur choix afin d'organiser une représentation avant Noël. Enthousiasme quasi général (seuls 3 élèves ne veulent pas participer). Ils se mettront à l'écriture dès leurs prochaines heures d'étude, jeudi. J'ai quand même informé Valérie que l'étude pourrait être agitée et lui en ai donné les raisons. Je suis persuadée qu'ils vont faire quelque chose de très drôle et qu'ils seront très "pro" dans leurs rôles.
Super moment avec les 3DP6: en préambule de la séquence sur le théâtre de l'engagement, je leur ai proposé de jouer des saynètes de 5 minutes préparées lors de la précédente séance. Ils se sont éclatés à le faire et j'ai vraiment rigolé lors du jeu théâtral. Ils sont très bons. Je leur ai donc proposé de créer une pièce d'environ 40 minutes sur un thème de leur choix afin d'organiser une représentation avant Noël. Enthousiasme quasi général (seuls 3 élèves ne veulent pas participer). Ils se mettront à l'écriture dès leurs prochaines heures d'étude, jeudi. J'ai quand même informé Valérie que l'étude pourrait être agitée et lui en ai donné les raisons. Je suis persuadée qu'ils vont faire quelque chose de très drôle et qu'ils seront très "pro" dans leurs rôles.
samedi 27 septembre 2008
Efficacité ... Pourvu que ça dure! mais quelques difficultés persistent
Je m'étais trompée: les BEP1 saturent au bout d'une heure et demie de cours. Le cours de mardi soir s'est terminé en jus de boudin.. fâcherie, sermon, et puis, zut, un D.S. de 10 minutes pour rédiger la synthèse sur les 30 glorieuses. Evidemment les critiques ne se sont pas fait attendre. Certains garçons décrochent très vite mais ne se contentent pas de ça. Ils font carrément comme si je n'étais pas là, "tapent la discute", se moquent des uns et des autres, bref, ça devient pénible. Donc contrôle de fin d'heure, le truc que je déteste par dessus-tout. Bon, ça c'est fait. les notes vont de 00 (Mickaël, toujours dans sa provoc', a rendu feuille blanche) à 16 (Benjamin avait anticipé en rédigeant la synthèse chez lui).
C'est sûr que ces 3 heures de cours dans la journée avec la même prof doivent leur paraître un peu longues. De toute évidence il faudra qu'on trouve rapidement un modus vivendi. Le problème, dans ce boulot, est que l'on définit souvent une ambiance de classe à cause de 3 ou 4 électrons libres sans tenir compte des autres qui essayent de s'accrocher, de bosser, de participer et qui, eux-mêmes, s'opposeraient à ce groupe d'électrons libres. Cela pour dire que cette classe serait globalement intéressante, justement à cause de sa diversité, si ces garçons n'étaient pas là. Malheureusement, ça fait partie du jeu.
Incident chez les 1B.. La séquence sur l'autobiographie nous fait aborder quelques notions de psychanalyse à travers 2 extraits de Françoise Dolto et Bruno Bettelheim, toujours sur fond d'argumentation. Une élève, M., s'est subitement emportée sans que je voie venir l'incident. Au moment où je j'ai interrogée, l'invitant à argumenter sur l'importance des traumatismes de la petite enfance pour la construction de l'identité, elle m'a répondu tout de go qu'elle s'en foutait et qu'elle se barrait de mon cours, que je n'avais qu'à la noter exclue. Niet, c'est pas comme ça que ça marche... Bref, j'ai eu beau dire et beau faire, j'ai juste réussi à téléphoner à la vie scolaire et à la faire accompagner par un élève.. Ce qui s'est passé dans sa tête est complexe. Ou malheureusement, pas tant que ça. Elle vit un moment très difficile dans sa famille, et souffre d'un manque d'amour.. Forcément, elle n'avait pas envie d'entendre certaines analyses qui la touchaient de très près. Les textes ont été un déclencheur de quelque chose et elle a démarré au quart de tour. Rien compris, je n'ai rien compris. Ses souffrances m'ont été rapportées après coup. Nous sommes confrontés à de nouveaux comportements d'élèves auxquels nous ne sommes pas préparés.
Bon, l'efficacité de la semaine est que j'ai décroché des rendez-vous pour des vistes d'entreprises avec mes 3 DP6. La maison de retraite la semaine prochaine et la semaine suivante, Carrefour, les 2 semaines après les vacances, la maison des Allobroges le 24/10. Et puis, j'ai dégoté 4 stages pour 4 élèves.. Super! ça y est je sors de la sphère de la rentrée et de toutes ses découvertes pour rentrer dans la sphère de l'action et de l'efficacité.
Certains moments sont difficiles mais globalement, c'est un beau métier que celui-ci.
C'est sûr que ces 3 heures de cours dans la journée avec la même prof doivent leur paraître un peu longues. De toute évidence il faudra qu'on trouve rapidement un modus vivendi. Le problème, dans ce boulot, est que l'on définit souvent une ambiance de classe à cause de 3 ou 4 électrons libres sans tenir compte des autres qui essayent de s'accrocher, de bosser, de participer et qui, eux-mêmes, s'opposeraient à ce groupe d'électrons libres. Cela pour dire que cette classe serait globalement intéressante, justement à cause de sa diversité, si ces garçons n'étaient pas là. Malheureusement, ça fait partie du jeu.
Incident chez les 1B.. La séquence sur l'autobiographie nous fait aborder quelques notions de psychanalyse à travers 2 extraits de Françoise Dolto et Bruno Bettelheim, toujours sur fond d'argumentation. Une élève, M., s'est subitement emportée sans que je voie venir l'incident. Au moment où je j'ai interrogée, l'invitant à argumenter sur l'importance des traumatismes de la petite enfance pour la construction de l'identité, elle m'a répondu tout de go qu'elle s'en foutait et qu'elle se barrait de mon cours, que je n'avais qu'à la noter exclue. Niet, c'est pas comme ça que ça marche... Bref, j'ai eu beau dire et beau faire, j'ai juste réussi à téléphoner à la vie scolaire et à la faire accompagner par un élève.. Ce qui s'est passé dans sa tête est complexe. Ou malheureusement, pas tant que ça. Elle vit un moment très difficile dans sa famille, et souffre d'un manque d'amour.. Forcément, elle n'avait pas envie d'entendre certaines analyses qui la touchaient de très près. Les textes ont été un déclencheur de quelque chose et elle a démarré au quart de tour. Rien compris, je n'ai rien compris. Ses souffrances m'ont été rapportées après coup. Nous sommes confrontés à de nouveaux comportements d'élèves auxquels nous ne sommes pas préparés.
Bon, l'efficacité de la semaine est que j'ai décroché des rendez-vous pour des vistes d'entreprises avec mes 3 DP6. La maison de retraite la semaine prochaine et la semaine suivante, Carrefour, les 2 semaines après les vacances, la maison des Allobroges le 24/10. Et puis, j'ai dégoté 4 stages pour 4 élèves.. Super! ça y est je sors de la sphère de la rentrée et de toutes ses découvertes pour rentrer dans la sphère de l'action et de l'efficacité.
Certains moments sont difficiles mais globalement, c'est un beau métier que celui-ci.
mardi 23 septembre 2008
4ème semaine!
Lundi, tête de pastèque... 4 heures avec les 3DP6 hier. J'ai failli exploser. Non pas de colère, non. J'ai préparé ma 1ère heure de vie de classe et ai commencé à distribuer un questionnaire. Tout le monde a bien joué le jeu et c'est intéressant de voir avec quelle facilité les élèves livrent leurs impressions. De façon générale, les élèves ont le sentiment d'avoir réussi leur rentrée qu'ils considèrent, d'ailleurs, comme un nouveau départ. Ils sont majoritairement demandeurs d'autorité - et ça, ça m'étonnera toujours- si un cours se fait dans le bruit, ils ne supportent pas le "laxisme du prof" (bien sûr, eux ne disent pas laxisme mais manque d'autorité, et disent tout simplement que le prof est pas capable de gérer la classe!!!). A cela, je sors le discours habituel qu'un prof est là pour transmettre le savoir et pas pour faire de la discipline, et patacouffin.... Promis, juré, ils ne parleront plus en cours, "on va essayer, Madame, on a compris..".
Bon, les questions fusaient dans tous les sens, qui sur les heures d'étude, qui sur les difficultés en math, qui sur l'ambiance de la classe... Mélissa m'a dit qu'elle avait peur que je l'oublie. Et voilà ce qui explique qu'elle se place devant moi et qu'elle lève le doigt systématiquement, et même avant que j'aie fini de poser la question. Certains traînent des complexes d'infériorité énormes et ce sera peut-être long de leur redonner confiance. L'école génère parfois un gâchis dont elle n'a pas souvent conscience. Les discours des élèves sur leur scolarité antérieure sont parfois édifiants ... et angoissants.
Je parle beaucoup de ces 3DP6 mais je les ai, au bas mot, 8 heures par semaine (15h la semaine dernière ). Ils me demandent beaucoup d'énergie, ces petits.
Hier après-midi, le cours de 2 heures avec un groupe de Term Bac m'a paru, du coup, d'une simplicité limpide. Mais, vrai de vrai, j'avais le crâne prêt à exploser.
Il y a longtemps que je n'ai pas parlé des BEP en 1 an. J'ai bien compris que ces élèves étaient demandeurs d'autres formes d'enseignement. Un peu désabusés par le système, pas très enclins à se remettre en cause sur les méthodes d'apprentissage, bref, pas vraiment scolaires, ils sollicitent notre bienveillance et notre compréhension tout en ayant envie d'apprendre mais sans oser s'avouer qu'ils avancent. Complexe, tout ça. Après avoir bien entamé la séquence sur les messages argumentatifs à partir de textes, j'ai amorcé un virage à gauche, toutes voiles dehors et leur ai demandé de préparer, en groupes, des argumentaires sur des thèmes d'actualité : La vente libre d'armes à feu, l'américanisation de la culture, le mariage, la liberté de la presse, la corrida, la peine de mort et l'armée de métier. Et là, oh, surprise! adhésion générale de la classe et préparation très sérieuse de chaque groupe. Soulagement sur toute la ligne. On termine les débats cet après-midi et je pense que la classe sera dorénavant prête à se replonger dans le "traditionnel": Au programme, thèse implicite et explicite et lecture de l'image. Affaire à suivre.
Bon, les questions fusaient dans tous les sens, qui sur les heures d'étude, qui sur les difficultés en math, qui sur l'ambiance de la classe... Mélissa m'a dit qu'elle avait peur que je l'oublie. Et voilà ce qui explique qu'elle se place devant moi et qu'elle lève le doigt systématiquement, et même avant que j'aie fini de poser la question. Certains traînent des complexes d'infériorité énormes et ce sera peut-être long de leur redonner confiance. L'école génère parfois un gâchis dont elle n'a pas souvent conscience. Les discours des élèves sur leur scolarité antérieure sont parfois édifiants ... et angoissants.
Je parle beaucoup de ces 3DP6 mais je les ai, au bas mot, 8 heures par semaine (15h la semaine dernière ). Ils me demandent beaucoup d'énergie, ces petits.
Hier après-midi, le cours de 2 heures avec un groupe de Term Bac m'a paru, du coup, d'une simplicité limpide. Mais, vrai de vrai, j'avais le crâne prêt à exploser.
Il y a longtemps que je n'ai pas parlé des BEP en 1 an. J'ai bien compris que ces élèves étaient demandeurs d'autres formes d'enseignement. Un peu désabusés par le système, pas très enclins à se remettre en cause sur les méthodes d'apprentissage, bref, pas vraiment scolaires, ils sollicitent notre bienveillance et notre compréhension tout en ayant envie d'apprendre mais sans oser s'avouer qu'ils avancent. Complexe, tout ça. Après avoir bien entamé la séquence sur les messages argumentatifs à partir de textes, j'ai amorcé un virage à gauche, toutes voiles dehors et leur ai demandé de préparer, en groupes, des argumentaires sur des thèmes d'actualité : La vente libre d'armes à feu, l'américanisation de la culture, le mariage, la liberté de la presse, la corrida, la peine de mort et l'armée de métier. Et là, oh, surprise! adhésion générale de la classe et préparation très sérieuse de chaque groupe. Soulagement sur toute la ligne. On termine les débats cet après-midi et je pense que la classe sera dorénavant prête à se replonger dans le "traditionnel": Au programme, thèse implicite et explicite et lecture de l'image. Affaire à suivre.
jeudi 18 septembre 2008
Ouf!
Première heure: cours d'histoire avec les 3DP6. Je termine la guerre froide et la construction européenne, je démarre la séquence sur la naissance et les éclatements du Tiers-Monde. Tout se passe dans une participation organisée. J'en profite, j'avance, je me délecte.... Alexandre n'a pas bougé, pas bronché pendant l'heure. Il est resté assis, a pris des notes ... A la fin de l'heure, je l'ai appelé dans le couloir. L'espace d'un instant, j'ai lu dans ses pensées:"qu'est-ce qu'elle me veut encore, j'ai rien fait". Je l'ai félicité pour son attitude et lui ai demandé d'adjoindre de la participation à sa bonne tenue. Il a acquiescé. Pour être honnête, le papa devait venir à 12h, nous rencontrer et je pense que la démarche a dû l'effrayer ...un peu!
Le papa est venu et nous avons discuté du comportement d'Alexandre et de ses frasques de lundi après-midi à Samoëns (et de celles des jours précédents et suivants!). Le papa tient le même discours que nous et partage notre souhait de voir son fils adopter une bonne conduite, pas soumise, non, mais à tout le moins respectueuse. Le couperet est tombé: Alexandre est à l'essai jusqu'aux vacances de Toussaint. Je pense qu'il a compris. L'avenir nous le confirmera.
Le papa est venu et nous avons discuté du comportement d'Alexandre et de ses frasques de lundi après-midi à Samoëns (et de celles des jours précédents et suivants!). Le papa tient le même discours que nous et partage notre souhait de voir son fils adopter une bonne conduite, pas soumise, non, mais à tout le moins respectueuse. Le couperet est tombé: Alexandre est à l'essai jusqu'aux vacances de Toussaint. Je pense qu'il a compris. L'avenir nous le confirmera.
mardi 16 septembre 2008
Intégration des 3DP6
Prévue seulement quelques jours avant, hier avait lieu la demi-journée d'intégration des 3DP6. L'un des objectifs de cette sortie est de fédérer la classe et de casser les binômes ou groupes déjà bien formés pour que tout le monde puisse se connaître, ou, à tout le moins, essaye de se connaître.
Départ du lycée à 13h pour arriver à Samoëns aux alentours de 13h30. Pendant le court trajet en car, j'ai présenté aux élèves une liste avec des groupes de 3, différents de ceux que l'on voit habituellement en classe. Quelques tollés se sont fait entendre. Comportement tout à fait légitime quand on sait que les élèves n'aiment pas que l'on décide à leur place et encore moins que l'on casse leurs habitudes.
Sur place, Thierry leur a distribué les cartes pour la course d'orientation et leur a donné les consignes.
Thierry et moi circulions en vélo sur différents pôles, Fabienne devait rester au point de départ, par lequel devaient transiter tous les groupes et Christelle faisait le point au centre-ville. Globalement, tout s'est bien passé. Les élèves semblaient contents, sereins, appliqués, tout en profitant intelligemment de l' espace de liberté consenti. Globalement, mais pas exclusivement. Alexandre s'est, une fois de plus, très mal comporté : au moment même où j'arrivais face à son groupe, sur la route qui mène du télécabine au centre-ville, il déambulait en gigotant en plein milieu de la chaussée. Lorsque je l'ai sommé (il n'y a pas d'autres mots; il y avait danger!!) de circuler sur le trottoir, il a refusé arguant que le trottoir n'en était pas un, que chez lui, les trottoirs étaient en bitume et non en pelouse et qu'à partir de là, il ne devait pas circuler dessus. Le petit train touristique a dû ralentir sa progression pour l'éviter (face au train, Alexandre n'a pas daigné bouger) et, plus je lui demandais de se déplacer, plus il répondait en élevant la voix.
Le problème est qu'aujourd'hui, Alexandre adopte systématiquement une attitude dépourvue de repères dans chaque cours et qu'il gêne la progression puisque ses faits et gestes déplacés sont toujours accompagnés de commentaires, de mots plus hauts les uns que les autres, bref, les interruptions de cours de son fait sont récurrentes.
Ce matin, j'ai donc appelé la maman pour lui faire part de cette attitude dommageable. et, Ô rage! elle m'a dit qu'effectivement Alexandre lui avait raconté ses déboires avec "sa maîtresse" (!!!) hier en rajoutant que cette dernière l'avait insulté... Et donc, "qu'il fallait veiller à bien parler aux enfants et qu'on n'avait pas le droit de les insulter". Merci pour la leçon de vie!!! Et moi, de lui rappeler les faits en insistant sur la mise en danger et de lui expliquer que nous devions marcher dans le même sens pour éviter qu'Alexandre profite d'une situation malsaine où profs et parents s'opposent sur les règles de vie, le respect, bref, le minimum pour vivre en communauté en respectant tout le monde. Je souhaite rencontrer rapidement les parents, mais, évidemment, ils n'ont guère le temps, finissent tard le soir ("peut-on venir après 20h???"), travaillent beaucoup.... Inutile d'en rajouter. J'ai néanmoins insisté pour que nous nous rencontrions très rapidement, en compagnie d'Alexandre, afin de faire le point sur son attitude et afin de lui rappeler nos attentes.
La maman a fini par me dire qu'elle "avai(t) engueulé son fils hier et qu'il fallait qu'il écoute sans répondre au prof car le prof a toujours raison"... Je ne sais pas si on est sur la même longueur d'ondes. J'ai un doute, là, tout à coup!
Nous verrons si le dialogue porte ses fruits.
Le soir, nous avions convié les parents à un "pot de l'amitié". Sur les 22 parents, 15 se sont inscrits et seuls 6 sont venus. On comprend quelquefois le manque de respect des élèves quand on voit le comportement de certains parents.
La soirée a été sympa; les parents présents étaient très intéressés par ce début d'année. Certains parents ont déjà noté quelques changements chez leurs enfants, notamment en matière d'ouverture. Certains enfants ne parlaient plus de l'école chez eux depuis longtemps et aujourd'hui, ils commencent à raconter. C'est super.
Mickaël, en BEP1, est arrivé ce matin avec de bonnes dispositions. Ouf! J'avais organisé un travail en groupe où chaque trinôme devait élaborer une liste d'arguments et de contre-arguments sur des thèmes imposés. Cela a bien fonctionné et ,même pendant la sortie justifiée par l'alarme incendie, les élèves continuaient de discuter, dans le couloir et dans la cour, de leurs thèmes.
On se demande souvent à quoi ça tient.... C'est quand même super le métier de prof! Mais que de remises en cause personnelles pour arriver à des satisfactions! ça fait partie du jeu.
Les heures se suivent et ne se ressemblent pas... quoi que: je reprends ce blog à la fin de la journée pour dire que j'ai l'impression de faire une fixation sur Alexandre. Une fois installé en cours et au moment où je commençais un cours sur la lettre privée, Alexandre a commencé à s'agiter sur sa chaise, faisant crisser les pieds, la faisant tourner tantôt à droite, tantôt à gauche. Lasse d'intervenir, je lui ai donné un travail à faire en étude. Toujours aussi arrogant, Alexandre m'a demandé de justifier ce renvoi de cours. Anaïs a pris le relais en gigotant sur sa chaise, la faisant crisser à son tour, tournoyant de gauche à droite et de droite à gauche. Renvoi immédiat également. Anaïs me demande alors :"et mon renvoi, tu vas l'expliquer comment?" Et allons-y!! Anaïs est ma copine, c'est bien connu et, à partir de là, elle peut tout simplement me tutoyer. Anne-marie, la CPE, lui a expliqué quelques règles que je suis lasse d'expliquer en cours. Il semble qu'elle ait bien compris et je crois, effectivement, qu'en voulant rivaliser avec Alexandre, elle s'est trouvée un peu démunie, le moment venu, devant l'ampleur de la situation. Evidemment, tout a bien fonctionné après cela et les élèves ont très bien participé à l'explication de textes, posant des questions et apportant des réponses très pertinentes. Chaque jour apporte son lot de surprises. Là est la richesse de l'enseignement!
Départ du lycée à 13h pour arriver à Samoëns aux alentours de 13h30. Pendant le court trajet en car, j'ai présenté aux élèves une liste avec des groupes de 3, différents de ceux que l'on voit habituellement en classe. Quelques tollés se sont fait entendre. Comportement tout à fait légitime quand on sait que les élèves n'aiment pas que l'on décide à leur place et encore moins que l'on casse leurs habitudes.
Sur place, Thierry leur a distribué les cartes pour la course d'orientation et leur a donné les consignes.
Thierry et moi circulions en vélo sur différents pôles, Fabienne devait rester au point de départ, par lequel devaient transiter tous les groupes et Christelle faisait le point au centre-ville. Globalement, tout s'est bien passé. Les élèves semblaient contents, sereins, appliqués, tout en profitant intelligemment de l' espace de liberté consenti. Globalement, mais pas exclusivement. Alexandre s'est, une fois de plus, très mal comporté : au moment même où j'arrivais face à son groupe, sur la route qui mène du télécabine au centre-ville, il déambulait en gigotant en plein milieu de la chaussée. Lorsque je l'ai sommé (il n'y a pas d'autres mots; il y avait danger!!) de circuler sur le trottoir, il a refusé arguant que le trottoir n'en était pas un, que chez lui, les trottoirs étaient en bitume et non en pelouse et qu'à partir de là, il ne devait pas circuler dessus. Le petit train touristique a dû ralentir sa progression pour l'éviter (face au train, Alexandre n'a pas daigné bouger) et, plus je lui demandais de se déplacer, plus il répondait en élevant la voix.
Le problème est qu'aujourd'hui, Alexandre adopte systématiquement une attitude dépourvue de repères dans chaque cours et qu'il gêne la progression puisque ses faits et gestes déplacés sont toujours accompagnés de commentaires, de mots plus hauts les uns que les autres, bref, les interruptions de cours de son fait sont récurrentes.
Ce matin, j'ai donc appelé la maman pour lui faire part de cette attitude dommageable. et, Ô rage! elle m'a dit qu'effectivement Alexandre lui avait raconté ses déboires avec "sa maîtresse" (!!!) hier en rajoutant que cette dernière l'avait insulté... Et donc, "qu'il fallait veiller à bien parler aux enfants et qu'on n'avait pas le droit de les insulter". Merci pour la leçon de vie!!! Et moi, de lui rappeler les faits en insistant sur la mise en danger et de lui expliquer que nous devions marcher dans le même sens pour éviter qu'Alexandre profite d'une situation malsaine où profs et parents s'opposent sur les règles de vie, le respect, bref, le minimum pour vivre en communauté en respectant tout le monde. Je souhaite rencontrer rapidement les parents, mais, évidemment, ils n'ont guère le temps, finissent tard le soir ("peut-on venir après 20h???"), travaillent beaucoup.... Inutile d'en rajouter. J'ai néanmoins insisté pour que nous nous rencontrions très rapidement, en compagnie d'Alexandre, afin de faire le point sur son attitude et afin de lui rappeler nos attentes.
La maman a fini par me dire qu'elle "avai(t) engueulé son fils hier et qu'il fallait qu'il écoute sans répondre au prof car le prof a toujours raison"... Je ne sais pas si on est sur la même longueur d'ondes. J'ai un doute, là, tout à coup!
Nous verrons si le dialogue porte ses fruits.
Le soir, nous avions convié les parents à un "pot de l'amitié". Sur les 22 parents, 15 se sont inscrits et seuls 6 sont venus. On comprend quelquefois le manque de respect des élèves quand on voit le comportement de certains parents.
La soirée a été sympa; les parents présents étaient très intéressés par ce début d'année. Certains parents ont déjà noté quelques changements chez leurs enfants, notamment en matière d'ouverture. Certains enfants ne parlaient plus de l'école chez eux depuis longtemps et aujourd'hui, ils commencent à raconter. C'est super.
Mickaël, en BEP1, est arrivé ce matin avec de bonnes dispositions. Ouf! J'avais organisé un travail en groupe où chaque trinôme devait élaborer une liste d'arguments et de contre-arguments sur des thèmes imposés. Cela a bien fonctionné et ,même pendant la sortie justifiée par l'alarme incendie, les élèves continuaient de discuter, dans le couloir et dans la cour, de leurs thèmes.
On se demande souvent à quoi ça tient.... C'est quand même super le métier de prof! Mais que de remises en cause personnelles pour arriver à des satisfactions! ça fait partie du jeu.
Les heures se suivent et ne se ressemblent pas... quoi que: je reprends ce blog à la fin de la journée pour dire que j'ai l'impression de faire une fixation sur Alexandre. Une fois installé en cours et au moment où je commençais un cours sur la lettre privée, Alexandre a commencé à s'agiter sur sa chaise, faisant crisser les pieds, la faisant tourner tantôt à droite, tantôt à gauche. Lasse d'intervenir, je lui ai donné un travail à faire en étude. Toujours aussi arrogant, Alexandre m'a demandé de justifier ce renvoi de cours. Anaïs a pris le relais en gigotant sur sa chaise, la faisant crisser à son tour, tournoyant de gauche à droite et de droite à gauche. Renvoi immédiat également. Anaïs me demande alors :"et mon renvoi, tu vas l'expliquer comment?" Et allons-y!! Anaïs est ma copine, c'est bien connu et, à partir de là, elle peut tout simplement me tutoyer. Anne-marie, la CPE, lui a expliqué quelques règles que je suis lasse d'expliquer en cours. Il semble qu'elle ait bien compris et je crois, effectivement, qu'en voulant rivaliser avec Alexandre, elle s'est trouvée un peu démunie, le moment venu, devant l'ampleur de la situation. Evidemment, tout a bien fonctionné après cela et les élèves ont très bien participé à l'explication de textes, posant des questions et apportant des réponses très pertinentes. Chaque jour apporte son lot de surprises. Là est la richesse de l'enseignement!
lundi 15 septembre 2008
Fin de semaine et début de l'autre!
La semaine est passée à une vitesse inouïe. Tout est lancé. Les élèves disposent doréanavant tous de leurs manuels scolaires, les séquences sont présentées et le travail de progression est bien entamé. Globalement la semaine a été très agréable. Bien sûr, certains élèves sont toujours très récalcitrants aux règles de vie en communauté ou aux règles de vie, tout simplement. Je citerai l'exemple de Mickaël qui m'a accueillie en éructant bien grassement et qui a fini son heure en étude avec un devoir. D'autres collègues racontent également des anecdotes croustillantes sur son attitude. Ce garçon semble avoir quelques griefs à l'égard de l'école!!
Quant à Alexandre, il est toujours très très agité, passant son temps à se retourner, rire, parler, se lever... Il est fatiguant et se croit seul au monde. Sa façon d'attirer systématiquement l'attention mérite, très certainement, une attention très particulière. Anaïs le suit quelquefois dans ses égarements. Mélissa s'agite également en fin d'heure et tout ce petit monde est à "recadrer" régulièrement. Mais, ne nous y trompons pas: la classe est dynamique et surtout très participative et l'ensemble s'avère agréable.
Les 1ères A et B sont très assidus également et la séquence sur l'autobiographie est animée par les diverses questions que les élèves posent et se posent sur le décalage entre le vécu et la mémoire. L'évocation du film d'animation "Valse avec Bashir", de Ari Folman, peut servir de support aux méandres de la mémoire parcellaire. J'ai relaté aussi "Le petit Bonzi" de Sorj Chalandon. Je fais toujours le délicat constat d'une culture générale relativement restreinte chez nos élèves. Si seulement ils avaient d'autres centres d'intérêt!! mais ce n'est malheureusement pas souvent le cas. Il est donc nécessaire d'enrichir leurs connaissances et, comme de coutume, j'en ferai mon credo.
Quant à Alexandre, il est toujours très très agité, passant son temps à se retourner, rire, parler, se lever... Il est fatiguant et se croit seul au monde. Sa façon d'attirer systématiquement l'attention mérite, très certainement, une attention très particulière. Anaïs le suit quelquefois dans ses égarements. Mélissa s'agite également en fin d'heure et tout ce petit monde est à "recadrer" régulièrement. Mais, ne nous y trompons pas: la classe est dynamique et surtout très participative et l'ensemble s'avère agréable.
Les 1ères A et B sont très assidus également et la séquence sur l'autobiographie est animée par les diverses questions que les élèves posent et se posent sur le décalage entre le vécu et la mémoire. L'évocation du film d'animation "Valse avec Bashir", de Ari Folman, peut servir de support aux méandres de la mémoire parcellaire. J'ai relaté aussi "Le petit Bonzi" de Sorj Chalandon. Je fais toujours le délicat constat d'une culture générale relativement restreinte chez nos élèves. Si seulement ils avaient d'autres centres d'intérêt!! mais ce n'est malheureusement pas souvent le cas. Il est donc nécessaire d'enrichir leurs connaissances et, comme de coutume, j'en ferai mon credo.
lundi 8 septembre 2008
2ème semaine au lycée
J'étais un peu angoissée à l'idée d'annoncer aux 3DP6 leur participation active au prix littéraire mis en place par la Région Rhône-Alpes. L'idée est simple: la classe doit lire 4 albums de BD et 4 romans, tous choisis par un Comité de sélection auquel j'ai assité en mai. Je pensais que cette expérience allait rebuter mes élèves.. Que nenni! après leur avoir dit qu'ils rencontreraient les auteurs, les dessinateurs, participeraient au salon de la BD de Lyon, à celui du 1er roman de Chambéry, qu'ils discuteraient avec des imprimeurs et autres éditeurs, la lecture des livres leur a semblé chose naturelle. Des partenariats avec la médiathèque et la bibliothèque leur permettront de lire ailleurs qu'au lycée ou chez eux et, même, la lecture de quelques pages faite par des professionnels du livre leur a semblé une bonne bouée de sauvetage. Bref, ils étaient enchantés, à l'unanimité.. Sauf Alexandre pour qui la tâche paraît démesurée. Je crois qu'ils étaient ravis de voir que je croyais très fort à ce projet et qu'ils y étaient intimement mêlés. La prise en charge financière par la Région n'a fait que les convaincre un peu plus.
Et puis, cerise sur le gâteau, je leur ai proposé la création d'un blog pour qu'ils puissent faire part de cette expérience à qui voudra la connaître et, surtout, pour que la Région puisse avoir connaissance de l'évolution du projet aussi bien dans ses difficultés que dans tous ses moments forts. A cet effet, chaque semaine, un webmaster aura la responsabilité de la page. Et, pour ce faire, on travaillera main dans la main avec la prof d'informatique.
Cet engouement m'a rassérénée et m'a confirmé qu'il faut toujours dépasser les préjugés et aller de l'avant avec les élèves. Ils sont très souvent partants dès qu'on leur propose des projets innovants; l'important est de sortir de la routine et de les aider à trouver d'autres centres d'intérêt qu'ils ne soupçonnaient pas. Ils sont, d'ailleurs, très souvent partants dès qu'ils voient qu'on avance avec eux. D'aucuns y verront de la démagogie ... A chacun son point de vue. Je vois plutôt dans cette démarche une ouverture sur la littérature, le développement de l'esprit critique, le goût de lire en sachant que derrière des pages de roman ou de BD se trouvent des auteurs, personnes de chair et d'os qui ne sont pas toujours des vieux croulants ou des morts.
Pour l'instant, tout va bien, et je pense pouvoir commencer le projet d'ici 2 semaines.
Et puis, cerise sur le gâteau, je leur ai proposé la création d'un blog pour qu'ils puissent faire part de cette expérience à qui voudra la connaître et, surtout, pour que la Région puisse avoir connaissance de l'évolution du projet aussi bien dans ses difficultés que dans tous ses moments forts. A cet effet, chaque semaine, un webmaster aura la responsabilité de la page. Et, pour ce faire, on travaillera main dans la main avec la prof d'informatique.
Cet engouement m'a rassérénée et m'a confirmé qu'il faut toujours dépasser les préjugés et aller de l'avant avec les élèves. Ils sont très souvent partants dès qu'on leur propose des projets innovants; l'important est de sortir de la routine et de les aider à trouver d'autres centres d'intérêt qu'ils ne soupçonnaient pas. Ils sont, d'ailleurs, très souvent partants dès qu'ils voient qu'on avance avec eux. D'aucuns y verront de la démagogie ... A chacun son point de vue. Je vois plutôt dans cette démarche une ouverture sur la littérature, le développement de l'esprit critique, le goût de lire en sachant que derrière des pages de roman ou de BD se trouvent des auteurs, personnes de chair et d'os qui ne sont pas toujours des vieux croulants ou des morts.
Pour l'instant, tout va bien, et je pense pouvoir commencer le projet d'ici 2 semaines.
samedi 6 septembre 2008
Premières impressions
Tout va trop vite. Jeudi, j'ai découvert de nouvelles classes et vendredi, j'avais fait le tour de la question, ce qui signifie que j'avais vu, au moins une fois, tous mes élèves.
La première impression est très favorable. Je me suis sentie plutôt bien au milieu de ces nouvelles recrues. J'avoue que j'ai quelques préférences pour la classe de 3DP6 qui me semble très encline à un nouveau départ. Jeudi, en histoire, nous avons abordé les relations internationales depuis 1945 et j'étais très agréablement surprise de quelques réflexions et remarques très pertinentes de certains. La participation des élèves a été régulière, pour mon grand plaisir.
Vendredi, ma collègue Sandrine et moi, avons démarré notre marathon "module de découverte professionnelle" avec la classe et tout s'est plutôt bien déroulé. Bien sûr, ce n'est pas parfait, loin de là. La moitié des élèves avait oublié d'apporter le port folio demandé la veille et l'avant-veille, certains avaient oublié jusqu'aux explications données sur ce module. Mais, bon, ça fait partie du jeu. A nous, maintenant, d'être vigilantes et de veiller à ce que les informations et autres consignes soient reportées systématiquement sur les agendas. Nous n'y pensons pas toujours mais il est évident que ces élèves nécessitent une attention toute particulière. Chacun a pu exprimer ses attentes par rapport à la DP6 et a fait part de ses souhaits professionnels. Tous les projets restent dans le domaine du possible et très peu d'élèves n'ont, finalement, aucune idée de ce qu'ils pourraient faire.
J'ai profité de l'ambiance bon enfant de cette séance pour rappeler certaines règles de bienséance et de respect. Oui, parce qu'il faut dire que la veille et le jour même, insultes et critiques se sont fait entendre. Cela leur passera si on veille, là encore.
Après les 2 heures de DP, j'ai eu une heure de français avec la classe; Distribution de la progression annuelle et du questionnaire de Proust. Quelques précisions préalables sur Proust, quelques réponses à certaines incompréhensions des questions posées.. Les élèves se sont bien prêtés au jeu.
La séquence sur l'autobiographie avec les classes de 1ères Bac Pro Secrétariat et Comptabilité a vraiment bien commencé. Là aussi, participation massive des élèves et séance assez dynamique.
Le hic de la journée est venue de la classe que je redoutais le moins puisque j'ai déjà passé une année avec. Les élèves de Term Bac Commerce sont arrivés sans leurs manuels, sans leurs cahiers, bref, cela ressemblait fort à une volonté exprimées de ne rien faire. 10 élèves sur 26 avaient le manuel. Qui plus est, je tenais à leur faire part de ma déception à la suite d'un événement passé il y maintenant 3 mois, lorsque j'avais invité l'auteur, Antoine Choplin, à venir discuter avec eux de "Radeau", l'un des ses romans. C'était la dernière journée de cours des élèves avant leur stage, le 23 mai. 15 élèves sur 25 étaient présents et ont, je pense, passé un excellent moment avec l'écrivain. Les autres? pas d'explication, rien. En ce jour de rentrée, j'ai remercié ceux qui étaient présents, j'ai quelque peu malmené les autres. Pas un bruit dans la salle, têtes baissées.. Et puis, vient l'histoire du manuel oublié... Et puis, 3 grands gaillards avaient décidé de ne pas travailler, de papoter, de se faire remarquer. Partant toujours du principe qu'aucun conflit ne doit se régler à chaud, j'ai retenu ces 3 élèves à la fin de l'heure, pendant la récré, afin de leur faire part de mon mécontentement et de mes attentes. Ils ont 20 ans, passent le bac pro dans 9 mois et dans l'intervalle doivent faire 2 mois de stage. Je les ai donc invités à revoir leur copie. Nous verrons si cette discussion porte ses fruits.
Après les 6 heures de cours de vendredi, j'étais laminée. Pendant les vacances, nous perdons l'habitude de parler autant et la reprise du rythme se fait progressivement, je suppose.
Lundi commencera la première semaine complète avec toutes les classes. Il fera jour. Mais aujourd'hui, je me sens vraiment bien dans ma peau de prof.
La première impression est très favorable. Je me suis sentie plutôt bien au milieu de ces nouvelles recrues. J'avoue que j'ai quelques préférences pour la classe de 3DP6 qui me semble très encline à un nouveau départ. Jeudi, en histoire, nous avons abordé les relations internationales depuis 1945 et j'étais très agréablement surprise de quelques réflexions et remarques très pertinentes de certains. La participation des élèves a été régulière, pour mon grand plaisir.
Vendredi, ma collègue Sandrine et moi, avons démarré notre marathon "module de découverte professionnelle" avec la classe et tout s'est plutôt bien déroulé. Bien sûr, ce n'est pas parfait, loin de là. La moitié des élèves avait oublié d'apporter le port folio demandé la veille et l'avant-veille, certains avaient oublié jusqu'aux explications données sur ce module. Mais, bon, ça fait partie du jeu. A nous, maintenant, d'être vigilantes et de veiller à ce que les informations et autres consignes soient reportées systématiquement sur les agendas. Nous n'y pensons pas toujours mais il est évident que ces élèves nécessitent une attention toute particulière. Chacun a pu exprimer ses attentes par rapport à la DP6 et a fait part de ses souhaits professionnels. Tous les projets restent dans le domaine du possible et très peu d'élèves n'ont, finalement, aucune idée de ce qu'ils pourraient faire.
J'ai profité de l'ambiance bon enfant de cette séance pour rappeler certaines règles de bienséance et de respect. Oui, parce qu'il faut dire que la veille et le jour même, insultes et critiques se sont fait entendre. Cela leur passera si on veille, là encore.
Après les 2 heures de DP, j'ai eu une heure de français avec la classe; Distribution de la progression annuelle et du questionnaire de Proust. Quelques précisions préalables sur Proust, quelques réponses à certaines incompréhensions des questions posées.. Les élèves se sont bien prêtés au jeu.
La séquence sur l'autobiographie avec les classes de 1ères Bac Pro Secrétariat et Comptabilité a vraiment bien commencé. Là aussi, participation massive des élèves et séance assez dynamique.
Le hic de la journée est venue de la classe que je redoutais le moins puisque j'ai déjà passé une année avec. Les élèves de Term Bac Commerce sont arrivés sans leurs manuels, sans leurs cahiers, bref, cela ressemblait fort à une volonté exprimées de ne rien faire. 10 élèves sur 26 avaient le manuel. Qui plus est, je tenais à leur faire part de ma déception à la suite d'un événement passé il y maintenant 3 mois, lorsque j'avais invité l'auteur, Antoine Choplin, à venir discuter avec eux de "Radeau", l'un des ses romans. C'était la dernière journée de cours des élèves avant leur stage, le 23 mai. 15 élèves sur 25 étaient présents et ont, je pense, passé un excellent moment avec l'écrivain. Les autres? pas d'explication, rien. En ce jour de rentrée, j'ai remercié ceux qui étaient présents, j'ai quelque peu malmené les autres. Pas un bruit dans la salle, têtes baissées.. Et puis, vient l'histoire du manuel oublié... Et puis, 3 grands gaillards avaient décidé de ne pas travailler, de papoter, de se faire remarquer. Partant toujours du principe qu'aucun conflit ne doit se régler à chaud, j'ai retenu ces 3 élèves à la fin de l'heure, pendant la récré, afin de leur faire part de mon mécontentement et de mes attentes. Ils ont 20 ans, passent le bac pro dans 9 mois et dans l'intervalle doivent faire 2 mois de stage. Je les ai donc invités à revoir leur copie. Nous verrons si cette discussion porte ses fruits.
Après les 6 heures de cours de vendredi, j'étais laminée. Pendant les vacances, nous perdons l'habitude de parler autant et la reprise du rythme se fait progressivement, je suppose.
Lundi commencera la première semaine complète avec toutes les classes. Il fera jour. Mais aujourd'hui, je me sens vraiment bien dans ma peau de prof.
mardi 2 septembre 2008
D-Day/ Jour-J ...
C'est déjà du passé.
J'ai donc accueilli, ce matin, ma classe de 3DP6: 21 élèves au total prêts à m'écouter pendant 3 heures. Ou pas prêts, d'ailleurs. J'ai toujours l'impression de les noyer sous un océan d'informations dès cette première journée. Il est vrai que certains avaient encore la tête dans les étoiles ou les pieds dans la Méditerranée, mais quoi de plus normal après ces longues vacances cérébrales. Première mission: Essayer de maintenir l'écoute. Deuxième mission : Fixer un cadre.
Les 3 heures ont filé à une allure vertigineuse. Pour moi! mais, pour eux? Les élèves me le diront bien plus tard. Sauf qu'à 11h40, j'ai entendu un "déjà??" C'est plutôt bon signe.
Règlement intérieur, emploi du temps, carnets de correspondance, visite de l'établissement, stages en entreprises, tout a été évoqué mais je pense qu'il faudra y revenir bientôt. Au lycée depuis 7h15 ce matin, j'étais bel et bien réveillée quand les chères têtes blondes sont arrivées. Quant à ces nouveaux élèves, ce n'était pas forcément le cas. Alexandre baillait tout son soul, Benjamin s'agitait, Elisa n'écoutait que sa voisine, Morgane, ladite voisine, riait de ses moindres gestes, bref, bien sûr, quelques interventions ont été nécessaires. Rien de bien méchant, cependant. De façon générale, j'ai eu l'impression que bon nombre d'entre eux étaient plutôt soulagés d'être là, dans cette classe, dans ce lycée. Beaucoup étaient très sérieux. Soyons honnêtes, ils étaient bien contents de rentrer chez eux à 12h. Après-midi libre pour eux et pour moi. Je retrouve ce petit monde jeudi et découvrirai également mes autres classes.
Aujourd'hui, je suis plutôt sereine.
J'ai donc accueilli, ce matin, ma classe de 3DP6: 21 élèves au total prêts à m'écouter pendant 3 heures. Ou pas prêts, d'ailleurs. J'ai toujours l'impression de les noyer sous un océan d'informations dès cette première journée. Il est vrai que certains avaient encore la tête dans les étoiles ou les pieds dans la Méditerranée, mais quoi de plus normal après ces longues vacances cérébrales. Première mission: Essayer de maintenir l'écoute. Deuxième mission : Fixer un cadre.
Les 3 heures ont filé à une allure vertigineuse. Pour moi! mais, pour eux? Les élèves me le diront bien plus tard. Sauf qu'à 11h40, j'ai entendu un "déjà??" C'est plutôt bon signe.
Règlement intérieur, emploi du temps, carnets de correspondance, visite de l'établissement, stages en entreprises, tout a été évoqué mais je pense qu'il faudra y revenir bientôt. Au lycée depuis 7h15 ce matin, j'étais bel et bien réveillée quand les chères têtes blondes sont arrivées. Quant à ces nouveaux élèves, ce n'était pas forcément le cas. Alexandre baillait tout son soul, Benjamin s'agitait, Elisa n'écoutait que sa voisine, Morgane, ladite voisine, riait de ses moindres gestes, bref, bien sûr, quelques interventions ont été nécessaires. Rien de bien méchant, cependant. De façon générale, j'ai eu l'impression que bon nombre d'entre eux étaient plutôt soulagés d'être là, dans cette classe, dans ce lycée. Beaucoup étaient très sérieux. Soyons honnêtes, ils étaient bien contents de rentrer chez eux à 12h. Après-midi libre pour eux et pour moi. Je retrouve ce petit monde jeudi et découvrirai également mes autres classes.
Aujourd'hui, je suis plutôt sereine.
lundi 1 septembre 2008
Pré-rentrée
Voilà qui est fait! Re-trouvailles entre collègues, distribution des pochettes avec tout le nécessaire du parfait prof, nouvelles, résultats des examens de juin, effectifs, trombinoscopes ... Tout y est! Nous pouvons commencer.
La journée a été un peu bruyante mais quand les collègues se retrouvent, ils ont tant à se raconter ... Par la suite, ça s'essouffle un peu.
J'attaque demain avec ma classe de 3DP6 avec qui je passerai toute la matinée. 3 heures à les abreuver d'informations sur le fonctionnement de l'établissement. Il faut être vigilant afin de ne pas trop les déboussoler ou les affoler.
Ces petits ont besoin de se raccrocher au wagon de l'enseignement et ceci sera notre 1ère mission.
Pas d'appréhension majeure ce soir. Finalement, rentrée pour rentrée, il faut y aller et j'ai hâte d'accueillir ma classe demain.
La suite, donc, demain avec un petit propos sur ce premier contact si important.
La journée a été un peu bruyante mais quand les collègues se retrouvent, ils ont tant à se raconter ... Par la suite, ça s'essouffle un peu.
J'attaque demain avec ma classe de 3DP6 avec qui je passerai toute la matinée. 3 heures à les abreuver d'informations sur le fonctionnement de l'établissement. Il faut être vigilant afin de ne pas trop les déboussoler ou les affoler.
Ces petits ont besoin de se raccrocher au wagon de l'enseignement et ceci sera notre 1ère mission.
Pas d'appréhension majeure ce soir. Finalement, rentrée pour rentrée, il faut y aller et j'ai hâte d'accueillir ma classe demain.
La suite, donc, demain avec un petit propos sur ce premier contact si important.
dimanche 17 août 2008
Et voilà.... L'été se termine et avec lui un temps de repos plein et rond qui préfigure la rentrée... Angoisse récurrente: quel sera le profil de mes classes? Quel en sera l'effectif? Puis-je croire en une ambiance de rentrée plus sereine? Bref, plein de questions s'entrechoquent. Mais, heureusement, même si la rentrée se profile, les vacances ne sont pas terminées et pour conjurer le sort, départ samedi 23/08 pour les Canaries. Histoire d'en profiter encore un peu avant un premier trimestre toujours très long, très lourd, très très! N'empêche que le compte à rebours est commencé: aujourd'hui dimanche 17 août, il reste 12 jours avant l'assaut. Crayons, gommes, trombones et stylo rouge dans la trousse, cahiers, classeurs, livres et cahier de bord dans le cartable, référentiels et progressions dans la tête, stress partout, mais quand même, en voilà un beau métier! Les vacances sont un pur moment de bonheur, mais elles n'auraient certes pas ce goût là si elles n'étaient pas un lien entre des périodes d'intense satisfaction passés avec nos chers élèves. Bon, je n'en dis pas plus dans l'immédiat. Attendons l'instant. Que de commentaires à venir dès le début septembre passé.
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