1er devoir de français pour les 3DP6. Après avoir lu un texte, les élèves devaient répondre à quelques questions. La 2ème était: "Dans la phrase:"il avait descendu les quatre étages" pourquoi quatre est-il au singulier?
Eh bien voilà quelques perles:
- Car il y avait plusieurs étages et non pas quatres.
- Parce qu'il avait déjà descendu les quatre étages, donc on met pas de s.
- Ca veut dire qu'il habite au quatrième.
- C'est un complément.
- Parce qu'en vrai, il n'y en a pas quatre.
- Car il y a plusieurs étages dans son immeuble, alors il descend les escaliers.
- Parce qu'il ne se conjugue pas.
- Parce qu'il ne peut y avoir deux fois quatre étages.
- Parce qu'on parles d'étages.
- Car c'est lui qui descend les quatre étages. Il est tout seul.
- Car on dit un étage.
La meilleure: - Quatre étages n'est pas au pluriel car c'est à 8h10 qu'il a descendu les escaliers.
- Parce qu'il doit descendre pour aller au travail.
- Car il n'y a qu'une personne qui descend les escaliers.
De quoi méditer, non?
lundi 20 octobre 2008
vendredi 10 octobre 2008
Trop longtemps ... mais du mieux!
Ouh la la, cela fait bien longtemps que je n'ai pas pris le temps d'écrire. Finalement, c'est bien comme ça car tout bouge, tout s'améliore et le temps devient plus agréable.
Les BEP1 ne m'ont même pas donné l'occasion de les faire travailler en demi-groupe, ils semblent avoir eu le déclic. Ouf! du coup, les séances deviennent à peu près agréables et tous les élèves semblent se respecter. Ironie du sort! en PPCP (projet pluridisciplinaire à caractère professionnel, pour les non initiés), ils veulent préparer un voyage et me demandent de les accompagner parce que "vous êtes cool"! Incompréhensible!!!!! Bon, on passe à autre chose, on est sur le chemin de l'apprentissage.
Les 1ères A et B manifestent un réel engouement pour la littérature et toutes les formes d'expression artistique et posent des tonnes de questions. C'est super, fatiguant mais super encourageant. Le DS (devoir surveillé, toujours pour les non initiés) n'a pas été très bon mais la correction a, je pense, répondu à leurs nombreuses questions. La note est un tremplin pour aller plus loin, me plais-je à leur répéter. Ils me répondent systématiquement: "vous expliquerez ça à nos parents". Mais, oui, je leur expliquerai que la note n'est pas une fin en soi ; en revanche, ce qui compte, c'est de comprendre pourquoi on a eu telle ou telle note.
3DP6: les BD suscitent l'engouement de quelques élèves, provoquent l'envie de lire d'autres BD et même des romans. "Madame, je peux emprunter un roman pour les vacances?", m'a demandé Mirssada, ce matin. Bien sûr, avec plaisir.
Julie a apprécié "Couleur de peau: Miel" qu'elle a dévoré chez elle alors que lire n'est pas sa tasse de thé. Même Alexandre qui m'a répété toute la semaine que cet album était trop gros et que ça le saoûlait de le lire, est parvenu, ce matin, à en lire les 3/4. Du coup, je leur concocte une sortie dans un salonde la BD et du dessin de presse de Rive de Gier assortie d'une rencontre avec un auteur de BD qui les recevra spécialement. J'ai négocié pendant 2 jours avec le président de l'association BD'ART pour que cette animation ne nous coûte rien. On a "topé" pour un coût de 5€ par élève que j'essaierai de faire supporter à la MDL (Maison des Lycéens, le foyer, en quelque sorte!). Merci Christelle, d'accepter cette prise en charge!
Depuis ce matin, j'ai décidé de leur lire en début de chaque cours, un ou 2 chapitres d'un petit ouvrage intitulé "écoliers des années 50". Je m'étais auparavant enquis de la date de naissance des parents pour voir si certaines informations pouvaient donner prétexte à des questions en famille. Pile, dans le mille; les dates de naissance des parents s'étalent de 1955 à 1975. 2 chapitres ce matin, et, devant moi, des écoliers, bouche bée et oreilles grandes ouvertes. Rentrée le 1er octobre, les brodequins, l'encre violette, et les pots de colle à l'odeur d'amande amère.. Que de souvenirs pour nous et que d'interrogations et de mystères pour eux!
Ce matin, après tout ça, visite de la maison de retraite. C'est la 1ère visite dans le cadre de la découverte professionnelle. L'infirmière cadre qui nous a reçus est un modèle de patience, de douceur et de pédagogie. La maison de retraite est un havre de paix et de douceur également. Je pense que les élèves étaient contents de cette visite. Guillaume a pensé qu'il pourrait peut-être travailler dans les cuisines d'une maison de retraite.
Une semaine agréable (je n'évoque pas les désirs de fugue de certains élèves -majeurs heureusement, et autres menaces de certains sur d'autres, les visites de parents et les pétages de plomb de quelques élèves...on oublie tout ça).
Une autre semaine commencera avec son lot de satisfactions passé.
Les BEP1 ne m'ont même pas donné l'occasion de les faire travailler en demi-groupe, ils semblent avoir eu le déclic. Ouf! du coup, les séances deviennent à peu près agréables et tous les élèves semblent se respecter. Ironie du sort! en PPCP (projet pluridisciplinaire à caractère professionnel, pour les non initiés), ils veulent préparer un voyage et me demandent de les accompagner parce que "vous êtes cool"! Incompréhensible!!!!! Bon, on passe à autre chose, on est sur le chemin de l'apprentissage.
Les 1ères A et B manifestent un réel engouement pour la littérature et toutes les formes d'expression artistique et posent des tonnes de questions. C'est super, fatiguant mais super encourageant. Le DS (devoir surveillé, toujours pour les non initiés) n'a pas été très bon mais la correction a, je pense, répondu à leurs nombreuses questions. La note est un tremplin pour aller plus loin, me plais-je à leur répéter. Ils me répondent systématiquement: "vous expliquerez ça à nos parents". Mais, oui, je leur expliquerai que la note n'est pas une fin en soi ; en revanche, ce qui compte, c'est de comprendre pourquoi on a eu telle ou telle note.
3DP6: les BD suscitent l'engouement de quelques élèves, provoquent l'envie de lire d'autres BD et même des romans. "Madame, je peux emprunter un roman pour les vacances?", m'a demandé Mirssada, ce matin. Bien sûr, avec plaisir.
Julie a apprécié "Couleur de peau: Miel" qu'elle a dévoré chez elle alors que lire n'est pas sa tasse de thé. Même Alexandre qui m'a répété toute la semaine que cet album était trop gros et que ça le saoûlait de le lire, est parvenu, ce matin, à en lire les 3/4. Du coup, je leur concocte une sortie dans un salonde la BD et du dessin de presse de Rive de Gier assortie d'une rencontre avec un auteur de BD qui les recevra spécialement. J'ai négocié pendant 2 jours avec le président de l'association BD'ART pour que cette animation ne nous coûte rien. On a "topé" pour un coût de 5€ par élève que j'essaierai de faire supporter à la MDL (Maison des Lycéens, le foyer, en quelque sorte!). Merci Christelle, d'accepter cette prise en charge!
Depuis ce matin, j'ai décidé de leur lire en début de chaque cours, un ou 2 chapitres d'un petit ouvrage intitulé "écoliers des années 50". Je m'étais auparavant enquis de la date de naissance des parents pour voir si certaines informations pouvaient donner prétexte à des questions en famille. Pile, dans le mille; les dates de naissance des parents s'étalent de 1955 à 1975. 2 chapitres ce matin, et, devant moi, des écoliers, bouche bée et oreilles grandes ouvertes. Rentrée le 1er octobre, les brodequins, l'encre violette, et les pots de colle à l'odeur d'amande amère.. Que de souvenirs pour nous et que d'interrogations et de mystères pour eux!
Ce matin, après tout ça, visite de la maison de retraite. C'est la 1ère visite dans le cadre de la découverte professionnelle. L'infirmière cadre qui nous a reçus est un modèle de patience, de douceur et de pédagogie. La maison de retraite est un havre de paix et de douceur également. Je pense que les élèves étaient contents de cette visite. Guillaume a pensé qu'il pourrait peut-être travailler dans les cuisines d'une maison de retraite.
Une semaine agréable (je n'évoque pas les désirs de fugue de certains élèves -majeurs heureusement, et autres menaces de certains sur d'autres, les visites de parents et les pétages de plomb de quelques élèves...on oublie tout ça).
Une autre semaine commencera avec son lot de satisfactions passé.
mercredi 1 octobre 2008
Sacré mardi!!
Eh ben non, toujours pas de modus vivendi avec les BEP1.. Le rapport de force s'installe entre 4 ou 5 garçons, 2 filles et moi ... et les autres élèves qui commencent sérieusement à saturer. Heure de vie de classe, la veille: Kevin estime qu'il est agité car il veut qu'on s'occupe de lui. Il faut que je lui dise que la méthode n'est pas la bonne. Mickaël et Jason ont des attitudes de gamins qui ne sont visiblement pas là pour bosser, Fidji s'émerveille des bêtises de Mickaël, bref, on n'avance pas. Sandrine me propose de les prendre en groupe pendant quelques séances pour pouvoir sortir de la crise. Bonne idée. Je commence la semaine prochaine.
Super moment avec les 3DP6: en préambule de la séquence sur le théâtre de l'engagement, je leur ai proposé de jouer des saynètes de 5 minutes préparées lors de la précédente séance. Ils se sont éclatés à le faire et j'ai vraiment rigolé lors du jeu théâtral. Ils sont très bons. Je leur ai donc proposé de créer une pièce d'environ 40 minutes sur un thème de leur choix afin d'organiser une représentation avant Noël. Enthousiasme quasi général (seuls 3 élèves ne veulent pas participer). Ils se mettront à l'écriture dès leurs prochaines heures d'étude, jeudi. J'ai quand même informé Valérie que l'étude pourrait être agitée et lui en ai donné les raisons. Je suis persuadée qu'ils vont faire quelque chose de très drôle et qu'ils seront très "pro" dans leurs rôles.
Super moment avec les 3DP6: en préambule de la séquence sur le théâtre de l'engagement, je leur ai proposé de jouer des saynètes de 5 minutes préparées lors de la précédente séance. Ils se sont éclatés à le faire et j'ai vraiment rigolé lors du jeu théâtral. Ils sont très bons. Je leur ai donc proposé de créer une pièce d'environ 40 minutes sur un thème de leur choix afin d'organiser une représentation avant Noël. Enthousiasme quasi général (seuls 3 élèves ne veulent pas participer). Ils se mettront à l'écriture dès leurs prochaines heures d'étude, jeudi. J'ai quand même informé Valérie que l'étude pourrait être agitée et lui en ai donné les raisons. Je suis persuadée qu'ils vont faire quelque chose de très drôle et qu'ils seront très "pro" dans leurs rôles.
Inscription à :
Articles (Atom)